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6
avr 2013
LES INCOHÉRENCES DE L’INTERVENTION FRANÇAISE DANS LA CRISE MALIENNE
Posté dans actualité, POLITIQUE, SOCIETE par rebellespacifiques à 7:51 | Pas de réponses »

Selon Wikipedia, la région de Kidal abritait 67.638 habitants en 2009, dont 25.617 dans la ville de Kidal. Selon le même Wikipedia, la même années, la seule ville de Gao comportait 86.633 habitants (et la région 544.120, soit huit fois plus).
Lorsque le ministre Fabius déclare, pour justifier de l’absence d’intervention à Kidal et de l’interdiction faite aux forces maliennes de reprendre la ville : « « Quand vous avez 62 000 habitants dans une ville où un groupe armé en assure le contrôle, le maximum doit être fait pour que la situation évolue afin que Kidal retrouve la normalité et en même temps qu’il ait le moins de perte humaine possible », plusieurs questions s’imposent.
D’abord, avons-nous assisté à un « miracle démographique » ? Où faut-il considérer que Monsieur Fabius confonde la ville et l’ensemble de la région ??? Ou faut-il considérer que dans la ville de Kidal se trouveraient plus d’hommes armés que d’habitants ?
Ensuite, les habitants de la ville de Kidal auraient-ils quelque chose de plus que ceux de Gao, que les forces armées maliennes et françaises ont nous dit-on libérée ? La vie de trois citoyens de Gao vaudrait-elle moins que celle d’un citoyen de Kidal ?
Le Ministre Fabius expose par ailleurs que :  » Kidal fait partie du Mali, mais il y a une situation spécifique liée à la présence d’un groupe armé, le MNLA ». Mais on est alors en droit de se poser une question, qui en appelle d’autres :
Premièrement : la France n’est-elle pas intervenue militairement au Mali pour précisément libérer le pays des groupes armés qui mettaient à mal son intégrité territoriale ?
Deuxièmement : si la présence d’un groupe armé fait de Kidal un cas particulier, est-ce à dire que Gao et Tombouctou en étaient exempts et qu’ainsi, on nous a menti en annonçant que ces villes auraient été libérées ?
Troisièmement, si la réponse à la deuxième question est non : la « spécificité » de Kidal tient-t-elle à l’identité du groupe armé qui s’y trouve ?
Si la réponse est : oui, sachant que le MNLA s’est fait botter le cul par les autres groupes armés et qu’il n’est donc pas, a priori, plus redoutable que les gens d’AQMI, la France aurait-elle décidé de séparer « le bon grain de l’ivraie » ?
Ce faisant, la France impose de facto au Mali de négocier avec un groupe criminel (on se rappellera notamment du massacre d’Agueloc , auquel le MNLA prit part, où plus de 100 soldats maliens, peaux noires ou claires, furent assassinés, certains exécutés par balle, d’autres égorgés -http://www.maliweb.net/wp/news/insecurite/2012/03/16/article,55208.html http://www.rfi.fr/emission/20120714-florent-geel-responsable-afrique-federation-internationale-ligues-droits-homme-fid ). Comme en Syrie, où il n’est certes pas question d’engager un dialogue, mais où la France décrète que les terroristes de l’ASL, abhorrés par une grande partie de la population à cause de leurs exactions, sont les bons terroristes, qu’elle érige au rang de représentants du peuple syrien, la France décide ici encore que ceux du MNLA constitueraient de dignes représentants du « peuple touareg », et par extension des habitants du nord, alors même que le nord Mali est majoritairement peuplé de non-touaregs, et que la plupart des touaregs ne se reconnaissent pas dans ce groupement d’assassins.
A Kidal, la France viole la souveraineté Malienne.


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